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Reportage
EDEA, 14 février 2006

Victor N. n’a plus la force de se lever de sa paillasse : il lutte contre la tuberculose qui le terrasse pour la deuxième fois en quelques mois. L’un de ses compagnons de cellule est dans le même état : trop fatigué pour se battre contre les punaises qui rongent la fine mousse sur laquelle il repose. Dans cette minuscule cellule qui jouxte les latrines, 12 personnes cohabitent, leurs maigres affaires accrochées à des clous plantés dans les murs noirs de crasse. Que certains soient malades et contagieux importe peu : la prison est bondée et aucune pièce n’est disponible pour isoler les malades de la tuberculose. Deux personnes atteintes de tuberculose et contagieuses par cellule, c’est la moyenne relevée par une étude conjointe menée il y a deux ans dans la prison surpeuplée de New Bell, à Douala, par la coopération allemande GTZ, l’université de Yaoundé, l’administration de la prison centrale et divers partenaires locaux. «C’est de sa faute!», explique un garde de la prison d’Edea, à 60 kilomètres au nord-est de la capitale économique, Douala. «Victor a repris la cigarette, il a arrêté son traitement et a revendu ses médicaments. Il l’a repris il y a trois semaines, tout ça c’est tant pis pour lui.» Un patient atteint de tuberculose, la première infection opportuniste qui affecte les personnes vivant avec le VIH/SIDA en Afrique, est contagieux pendant les deux premiers mois de son traitement, qui peut durer de six à huit mois s’il n’est pas interrompu. Mais, selon le docteur Ello Germain Amougou, l’administrateur principal des prisons de la province du Littoral, où se trouve la ville d’Edéa, «les prisons ne possèdent pas de pavillon spécial pour isoler les patients, et les hôpitaux sont réticents à accueillir les prisonniers, pour des questions de sécurité.» Un garde explique qu’en effet, le personnel de l’hôpital de la ville a, une nuit, brisé les chaînes des prisonniers tuberculeux et les a ramenés à la prison, «parce qu’ils ne voulaient pas d’ennuis.» Les ennuis, ce sont le directeur et le seul infirmier de la prison qui les gèrent au quotidien. «Nous sommes abandonnés dans les prisons de brousse, toute l’aide s’arrête à Douala et à Yaoundé (la capitale)», déplore le régisseur Wantoh Francis Teih, qui précise n’avoir aucun budget pour les médicaments et les soins à apporter aux 335 détenus. En 2004, le budget annuel pour les médicaments de la prison centrale de New Bell, l’une des plus importantes du pays avec plus de 3 000 prisonniers, était officiellement estimé à 550 dollars. «Le détenu doit acheter ses propres médicaments et se soigner lui-même», explique le régisseur d’Edéa. «S’il n’a pas les moyens, et c’est souvent le cas, c’est la famille qui doit intervenir. Mais en général, elle n’en est pas capable, ou elle a déjà abandonné son parent emprisonné.» Il raconte ainsi que lui-même a récemment participé à une cotisation, lancée par les camarades de cellule d’Angélique, la seule mineure de la prison, qui avait urgemment besoin de soins mais personne pour les lui offrir. Ainsi, tous les médicaments qui circulent dans la prison viennent de l’extérieur, introduits par les prisonniers qui les échangent contre d’autres denrées ou des cigarettes. Dès lors, l’atténuation des symptômes de la tuberculose (une toux chronique, de la fièvre) provoque l’arrêt du traitement et la revente des médicaments, offerts gratuitement par le programme national de tuberculose (PNT) depuis mi-2005. «La tuberculose, c’est ça qui pose problème en ce moment», insiste le régisseur Francis Teih. «Ceux qui viennent voir l’infirmier et qui ont les moyens de payer sont bien suivis ; mais pour ceux qui n’ont rien et qui crachent et toussent… on ne peut rien faire.» Rien ou très peu peut également être fait pour les détenus qui seraient infectés au VIH/SIDA, confirme l’infirmier de la prison mixte d’Edea, qui détecte très peu d’infections sexuellement transmissibles et n’a eu jusqu’à présent à dépister qu’un cas de séropositivité, sur un détenu désormais libéré. Or, selon l’étude menée en 2003 et 2004 par la GTZ et ses partenaires, 25 pour cent des prisonniers de New Bell souffrant de tuberculose pulmonaire (TBP) et ayant accepté le dépistage, étaient infectés au VIH/SIDA. Pour les auteurs de l’étude, ce taux est comparable à celui de la population générale de la ville portuaire de Douala, où 25 à 42 pour cent d’habitants seraient coinfectés au VIH et à la TBP. Ils précisent néanmoins que «l’acceptation du test VIH a été particulièrement bas parmi les prisonniers ayant une TBP et ceux qui souffraient d’une toux prolongée mais sans que la tuberculose ait pu être diagnostiquée», laissant entendre que le taux de séroprévalence pourrait être plus élevé. Concernant la seule tuberculose, l’étude a révélé un taux de prévalence 35 fois plus élevé parmi les prisonniers ayant accepté d’être diagnostiqués que dans la population mâle de Douala, pour une tranche d’âge équivalente. Le taux de séroprévalence, chez les prisonniers ne présentant pas de symptômes de la tuberculose et ayant accepté le test de dépistage au VIH (soit 54 pour cent d’entre eux), est quant à lui deux fois plus élevé que dans la population générale, soit 10,4 pour cent. La troisième enquête démographique et de santé (EDS), menée par les autorités camerounaises en 2003 et 2004, a en effet estimé le taux de prévalence moyen à 5,5 pour cent, avec de fortes disparités régionales, le sud du pays étant plus touché que le nord, avec des taux oscillant respectivement entre 4,6 pour cent à Douala, 8,3 pour cent à Yaoundé et 1,7 cent dans la province du nord. Et à New Bell, l’une des 76 prisons du Cameroun, le taux de prévalence ne cesse de grimper, particulièrement parmi la population masculine de la prison : de l’ordre de 11,5 pour cent en moyenne en 2004, il atteint 12,1 pour cent en 2005 ; et jusqu’à 18,7 pour cent pour les femmes. «L’activité et les sévices homosexuels, bien que n’étant pas légaux et considérés comme une norme sociale, sont bien connus dans [les] prisons [camerounaises]. Comme les prisonniers sont généralement jeunes et sexuellement actifs, cela pourrait constituer le principal mode de transmission du VIH parmi la population carcérale de New Bell», affirment les auteurs de l’étude. Si, à New Bell, l’âge moyen des prisonniers, en majorité des hommes, est de 28 ans, le gros des détenus d’Edéa a, selon les responsables, entre 15 et 20 ans. Pourtant, il est hors de question, pour les directeurs d’établissements, d’introduire les préservatifs dans les cellules. «Je suis totalement contre», s’enflamme le régisseur de la prison d’Edéa. «Si vous distribuez des préservatifs, vous pensez qu’ils vont faire quoi avec ? Une amitié qui commence va pouvoir se concrétiser avec le préservatif !» Quant aux facteurs de propagation de la tuberculose, sont montrés du doigt la promiscuité (plus de 3 000 prisonniers pour 700 places à New Bell, 335 détenus pour 120 places à Edéa), le défaut d’isolement des malades, la malnutrition et un état psychologique fragile après le stress de l’incarcération. «La ration pénale est largement insuffisante, les prisonniers sous-alimentés ont du mal à guérir et à supporter les traitements. Si la famille ne les aide pas, c’est très difficile», reconnaît le docteur Amougou, administrateur des prisons de la province du Littoral. A Edéa, où les prisonniers doivent eux-mêmes préparer leur nourriture, ils sont parfois plus d’une centaine à s’entasser dans la moiteur tropicale des cellules, des pièces sans air, sans fenêtres et sans ventilateur, de longues enfilades de fins matelas parfois jetés à même le sol, sous les sommiers en bois des détenus les plus chanceux. Depuis deux ans, pour tenter de circonscrire ces épidémies, la GTZ, en collaboration avec l’administration pénitentiaire, le ministère de la Justice et des organisations locales de lutte contre le VIH/SIDA, a mis sur pied un programme destiné à identifier et traiter les malades ainsi qu’à sensibiliser les prisonniers et le personnel pénitentiaire aux différents modes de transmission de la tuberculose et du VIH. «Ce projet a permis de mettre en place un centre de diagnostic et de traitement de la tuberculose à l’intérieur de la prison de New Bell», explique le docteur Amougou. «C’est une opportunité pour éviter que les épidémies débordent de la prison, où le flux d’entrées et de sorties est élevé et constant.» Ainsi, toute la population carcérale de New Bell a déjà pu être examinée pour la tuberculose, et peut être régulièrement surveillée, conformément aux conclusions de l’étude de 2004. «Après que les résultats aient été communiqués aux responsables de la santé et des prisons, il a été décidé qu’il était urgent de mettre en place des programmes complets de contrôle de la TB et du VIH dans les prisons du pays afin de contrer la propagation de ces épidémies», précisent les auteurs. «L’accent doit être mis sur la création de centres de diagnostic et de traitement de la TB dans les prisons, tout nouveau prisonnier sera systématiquement diagnostiqué ainsi que toute la population carcérale et le personnel pénitentiaire une fois par an, les patients contagieux devront être séparés des autres», poursuivent-ils. Ils ajoutent que les conditions de vie des prisonniers doivent être améliorées et qu’une ONG devra être engagée pour gérer un programme de prévention qui inclue le conseil et le dépistage volontaire pour tous, sous la supervision du Conseil national de lutte contre le sida. A New Bell, c’est l’ONG SunAIDS qui s’acquitte de cette tâche. Plusieurs fois par semaine, ses conseillers sensibilisent les prisonniers au dépistage du VIH, annoncent les résultats et entretiennent la formation de la dizaine de pairs éducateurs, des prisonniers condamnés à de lourdes peines. Il reste difficile, pourtant, d’organiser les détenus séropositifs en association, appelée ‘groupe de support’, admet Suzanne Mboni, conseillère psychosociale de SunAIDS. «La stigmatisation est tellement forte qu’ils ont du mal à se réunir. Pourtant, ils ont besoin de parler, de se soutenir, de s’entraider, ça les aide beaucoup.» Une fois par semaine, le laborantin d’un hôpital de Douala vient faire les prélèvements sanguins des prisonniers qui souhaitent se faire dépister, en général une cinquantaine par semaine, selon le docteur Juergen Noeske, conseiller technique du projet Santé Sida de la GTZ à Douala et cofondateur du programme national de tuberculose. «On pensait pouvoir satisfaire la demande, mais c’est le contraire, ça continue à se maintenir en un flux constant, dû à la grande fluctuation de la population carcérale», explique-t-il. «On a environ 150 nouveaux cas par mois.» Les personnes dépistées positives sont ensuite référées au service médical. Pourtant, admet le docteur Noeske, la prise en charge thérapeutique des personnes séropositives qui auraient besoin d’un traitement antirétroviral (ARV) n’est pas encore au point. «On doit expérimenter le système, c’est quelque chose de nouveau», commente-t-il, ajoutant que cela nécessite un suivi spécialisé du patient, qui doit prendre son traitement à vie. Au Cameroun, les ARV dits de première ligne coûtent 3 000 francs CFA (5,5 dollars) par mois, de même que les examens biologiques nécessaires au démarrage et au suivi du traitement. Le prix des antirétroviraux de deuxième génération est fixé à 7 000 francs CFA (près de 13 dollars). Jusqu’à présent, la GTZ supporte le coût financier du test de dépistage, soit 1 000 francs CFA (près de deux dollars), et du traitement des infections opportunistes pour les 3 250 prisonniers de New Bell et son personnel pénitentiaire, une formule qui sera bientôt étendue à la prison d’Edéa et aux autres établissements de la province du Littoral, dans le sud-ouest du pays. Dans un premier temps, précise le docteur Amougou, il s’agira de lancer des sensibilisations de masse, de former des pairs éducateurs, de proposer des dépistages au VIH et d’examiner tout nouvel entrant et tout prisonnier souffrant de toux chronique pendant plus de deux semaines. C’est, dit-il, «une opportunité unique pour maîtriser la situation actuelle dans nos prisons, contrôler l’évolution des épidémies et réorganiser le système de surveillance sanitaire.»

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